J’ai testé l’effet slow shutter ! Peut-être que certaines personnes se demandent ce que c’est alors tout d’abord, une rapide mise au point s’impose sur : La vitesse d’obturation.
La vitesse d’obturation est le la vitesse à laquelle l’obturateur de l’appareil photo reste ouvert pour laisser entrer la lumière sur le capteur. Une vitesse d’obturation rapide donnera une exposition plus courte et une vitesse d’obturation lente donnera une exposition plus longue. Cette technique va notamment permettre au photographe d’utiliser le mouvement à sa guise.
Ainsi, si l’on veut capturer un sujet en mouvement de façon nette (sportif en pleine action, voiture qui roule à plein régime…) il est conseillé d’utiliser une vitesse d’obturation élevée. A l’inverse, si l’on souhaite capturer en détail le mouvement d’un sujet actif, il est préférable d’utiliser une vitesse d’obturation lente.
Cette technique est donc une question de maîtrise du sujet mais aussi de vision artistique et elle est à bien maîtriser car elle va complètement influencer le résultat de votre photo. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter cet article, très complet sur le sujet. Ici, mon but n’est pas tant de vous faire une initiation mais plutôt de vous expliquer pourquoi j’aime les possibilités offertes par cette technique et comment je l’ai utilisée !
En vérité, ce n’est pas la première fois que j’utilise l’exposition longue. J’avais déjà obtenu ce rendu très pictural lors des premières utilisations de mon appareil argentique (Pentax Espio 115G de mon père), sur les plages du Nord en hiver.
Mais pour être honnête avec vous, ce résultat n’était pas voulu. Je prenais mes marques avec ce nouvel appareil et je ne maîtrisais pas les subtilités de ses fonctionnalités. Ainsi, quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai découvert à la réception des scans des photos totalement floues !
Une fois la déception passée, (l’achat d’une pellicule et son développement coûte tout de même près de 30 euros de nos jours) j’ai été touchée par l’atmosphère unique que les photos dégageaient. En les regardant, je me suis sentie plongée dans « Le vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway ou dans « Un homme et une femme » de Lelouch.
Ce rendu très impressionniste m’a également évoqué le mouvement pictural du même nom que j’affectionne particulièrement et j’ai voulu réitérer l’expérience, cette fois au numérique. Créer un lien entre la photographie et la peinture, deux pratiques artistiques qui me sont chères, est devenu pour moi comme une obsession et c’est la direction que j’ai voulu suivre pour cette série de photo expérimentale et introduire ma série d’article « Quand la photographie devient peinture ».
J’ai donc choisi pour muse la ville de Strasbourg où je réside depuis maintenant deux ans. Avec l’arrivée du printemps, le cadre était idéal : les couleurs sont flamboyantes, les animaux sont de sortie, les fleurs abondent et la foule est dense.
Au fil de mes balades, j’ai naturellement identifié les sujets que je souhaitais capturer et qui ressortent dans cette série : les fleurs, les individus et la faune. Alors j’ai ralenti, je me suis arrêtée, j’ai ressenti et j’ai capturé les instants qui me touchaient. Les parterres de fleurs au jardin de l’orangerie, les badauds au bord du Quai des Pêcheurs, les cygnes sur l’Ill…
Essais après essais, j’en suis arrivée à un résultat, sans doute pas parfait mais qui était fidèle à ma vision et ainsi j’ai rempli ma mission : capturer le mouvement, la vie et l’aura qui entoure mon sujet. Immortaliser la représentation que je me faisais d’un instant.
En me rapprochant du rendu et de la philosophie impressionniste, j’ai mieux compris son narratif. Etre dans « l’impression », capturer des atmosphères, des ressentis, des expériences personnelles, offrir une place importante à la couleur aux jeux de lumière et aux reflets qui font partie de l’expérience visuelle et raconter une histoire, unique à chacun.
Les impressionnistes cherchaient un moyen de peindre à leur façon, en toute liberté, en se libérant des codes stricts de l’époque et en s’inspirant de ce qu’ils voyaient et surtout, ressentaient. Je trouve qu’en photo la démarche est similaire.
Sources utilisées dans cet article :



















